Casafree, un portail marocain

casafree, un portail marocain

Souvent, en surfant sur le net, en cherchant des infos pour me tenir au courant de l’actualité marocaine quand je suis en Europe, je tombe sur le portail marocain, Casafree.com. Il doit être bien fréquenté, parce qu’on le retrouve partout dans les moteurs de recherche !
Le site existe depuis 9 ans déjà, et possède l’un des contenu les plus complet du web marocain.(Et même que le notre…)

Casafree c’est d’abord une communauté d’internautes, une grande famille qui vit dans les pages de ce site ou règne une ambiance unique en son genre, en tout cas au Maroc. Ils se nomment « Casafreemeurs » et ont déjà fait parlé d’eux il y a plusieurs années dans le blog de Larbi.org (que je lis aussi régulièrement) sous le billet : « Casafree brise les tabous ». Casafree est en effet le premier portail marocain a avoir vraiment donné de liberté d’expression aux internautes. Liberté non dissocié du respect d’autrui.

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Nos photos sur Google Earth

Google Earth

Pour mettre un peu nos photos “dans le contexte”, nous avons commencé à les publier sur Google Earth. Vous pourrez vous faire une meilleure idée de l’environnement, et aussi voir les photos d’autres voyageurs.

Vous pouvez au choix, les regarder directement dans Google Earth ou sur une carte, sur Panoramio

Juste quelques unes sont chargées pour l’instant (cela prend du temps), mais j’en rajouterai régulièrement.

(Désolée pour les marocains qui ne peuvent pas les voir, je sais, ce filtrage est stupide)

Chants et musiques populaires du Maroc

On les appelle Chioukhs et Chikhates, ils animent les mariages, les fêtes, ils tiennent des heures des chants dont la saveur tient dans les paroles, poésie, humour, vie quotidienne, ils improvisent pour les invités, brodent et enrichissent des thèmes populaires, tout en les sauvegardant…

Très loin de l’image de la “moukhère orientale aux milles voiles“, les chants et les danses populaires parlent d’amour, de vie, de récolte, se moquent et font rêver.

Et grâce à Mohamed, qui partage ses passions, j’ai découvert cette anthologie en ligne et “en constitution” de ce patrimoine.
Settatbladi.ma est un site à mettre dans ses favoris et à savourer.

La première zone d’habitat social de Casablanca

A l’heure où on rase les bidonvilles pour les remplacer par un savant cocktail d’habitations populaires et de lotissements plus haut de gamme, Yabiladi rappelle l’origine du quartier des Habous.

Dans l’ancien petit village de pêcheur en plein développement, les maisons blanches des Européens comme les aménagements industriels et portuaires demandent de la main d’oeuvre, pour construire tout cela. Et cette main d’oeuvre, ce sont le plus souvent des fellahs, des paysans qui viennent des campagnes pour travailler, et construire ce patrimoine architectural et Art Nouveau qui reste encore un des attraits de Casablanca

Et ces ouvriers, il faut les loger. Car ils n’ont que des tentes pour s’abriter, et viennent traîner bien près des villas. C’est ainsi que va naître le quartier du Habous, mélange d’une medina traditionnelle et de l’état de l’art dans la construction urbaine des années 20. Les rues sont plus larges qu’à l’habitude, les maisons sont équipées avec l’électricité, l’eau courante, mais l’organisation reste classique, les ouvertures principales sont sur les patios intérieurs, la place centrale avec le hammam et la mosquée est desservie par des rues où les boutiques trouvent leur place sous les arcades.

Le Habous, qui tire son nom du de l’organisation religieuse gérant les fondations, les dons (et au Maroc toutes les mosquées), est né. Il est aujourd’hui un des points de passage quasi obligé du touriste qui cherche quelque chose à visiter à Casablanca en dehors de la mosquée Hassan II. Son athmosphère tranquille et presque provinciale, préservée de la circulation intensive de la ville moderne, est animée par les boutiques, multiples, qui se sont installées dans le quartier dès sa construction.

Et parmi toutes ces boutiques, le détour par la meilleure pâtisserie de Casablanca vaut certainement le détour !

Car chez Beni Habbous on trouve les meilleures pastillas de la ville (à commander la veille, par téléphone), au pigeon ou au poulet baldi (=bio), mais aussi un assortiment trop tentant de pâtisseries marocaines, chebakias, briouates, sabots de gazelles, …

Beni Habbous :
2, rue Fikh El Gabbas
Cité Habbous - Casablanca
+212 - (0)22.0.303.025

Le prix d’un voyage au Maroc

Le Maroc n’est pas une destination bon marché.

Si on le compare à la Tunisie, par exemple, les prix moyens sont largement supérieurs, d’environ 30%.
Mais le pays n’offre pas les mêmes séjours.

Et surtout le coût de la vie n’est pas le même.

En regardant simplement quelques indicateurs de base :

  • Le SMIC est aux alentours de 200 euros / mois au Maroc, il est de 140 euros / mois en Tunisie. Une technicienne spécialisée, avec des responsabilités de formatrice, dans une usine “outsourcée” touche par exemple 165 euros par mois… moins que le SMIC Marocain. Quant à l’Egypte… les médecins dans le service public faisaient récemment grève pour arriver à obtenir un salaire de … 115 euros / mois ! (Il n’y a pas de SMIC officiel en Egypte, mais il serait certainement en largement en dessous).
  • Le prix de location des voitures est moins élevé : on trouvera facilement une Fiat Punto pour 20 euros par jour “annoncés” (donc 17 à 18 euros négociés), quand pour ce prix vous aurez une vieille guimbarde dangereuse au Maroc. De la même façon, le prix des 4×4 est environ 30% inférieur en Tunisie/
  • L’essence aussi est moins chère, environ 30% de moins…

Bref, inutile de continuer plus loin, la plus grande partie de ce qui constitue les coûts d’un voyage est plus élevé au Maroc qu’ailleurs. Read More »

Les jardins de Marrakech

Marrakech est sans doute la ville du Maroc dotée du plus grand nombre de jardins : l’immense palmeraie est en elle-même un jardin, il y a les très fameux jardins Majorelle, ceux de la Menara, ceux de la Mamounia…. et tous les petits jardins privés, comme celui-ci, pris d’une fenêtre d’hôtel. Sympa, non ?

Marrakech est vraiment une ville aux couleurs du Maroc, rouge de l’ocre de ses murailles, vertes de ses jardins et palmeraies. Et les
aménagements des grandes avenues, ou des promenades autour des murailles, maintenant pleines de fleurs, ajoutent une touche multicolore.

Quand je vais à Marrakech, j’ai mon petit périple verdure, un moment à la Menara, un moment, tôt le matin ou tard le soir à Majorelle, pour profiter au mieux des lumières rasantes.

Et surtout, une incursion dans mes jardins préférés, ceux de la Mamounia. Read More »

La danse orientale à Mezgarne

Cela fait plusieurs fois qu’on nous demande un spectacle de danse orientale à Mezgarne, la plupart du temps ce sont des clients qui pratiquent la danse orientale, et qui voudraient voir un spectacle authentique au Maroc.

Et à chaque fois, notre réponse est la même : la danse orientale n’a rien d’authentique au Maroc, en tout cas au Sud, c’est un spectacle importé, et proposé uniquement à la demande des touristes, européens et plus encore moyens-orientaux (saoudiens, émiratis…).

La danse orientale, comme son nom l’indique, est orientale.

Et le Maroc, qui s’appelle en arabe Machrek Al Magrhib, c’est à dire “le plus loin au couchant”, n’est pas oriental, mais occidental.
La danse “du ventre” s’appelle en arabe, elle ‘Raqs al sharqi” c’est à dire la danse de l’Orient. C’est une danse qui se pratiquait, dans cette forme, plus au Moyen-Orient, Liban, Turquie, et qui au Maghreb s’est surtout implantée en Egypte, avant de se répandre peu à peu, d’abord sous l’occupation turque (mais celle-ci n’est jamais allée jusqu’au Maroc), et ensuite grâce au cinéma égyptien. Read More »

La fête des Roses à Kelaa M’Gouna

ahidous a kelaa mgouna

Ahidous à Kelaa M’Gouna

Ca y est ! Enfin, la date “presque sûre à 99% mais on ne sait jamais” du moussem des Roses aura bien lieu de premier week-end de mai.

On le sait depuis longtemps, depuis novembre, environ, mais… tout est possible, j’ai déjà eu de mauvaises surprises avec le moussem d’Erfoud, alors on attendait la confirmation.

Pourquoi ce délai ? Tout simplement parce que la fête des Roses de Kelaa M’Gouna n’est pas seulement, et même principalement pas une fête folklorique pour touristes, mais une “fête des moissons”, dont la date est en théorie déterminée par la fin de la récolte des roses. Et il est bien difficile de fixer six mois à l’avance la fin de la récolte.

Entre la direction de l’Agriculture, la direction du Tourisme et les différents acteurs de la province, les discussions ont été manifestement longues… et puis c’est tombé hier, la date est décidée, gravée dans le marbre, ce sera, comme nous l’avions prévu, le premier week-end de mai 2008, le Moussem des Roses.

Donc les réjouissances commenceront le vendredi, mais le plus fort sera le samedi, avec le matin le défilé des formations traditionnelles, ahidous, gnaouas, et danse du sabre, qui se retrouvent pour un final dans une grande arène où touristes et habitants de la vallée des Roses se pressent côté à côté, mélange de lunettes de soleils et de voiles noirs brodés de couleurs vives.

Peut être la récolte sera-t-elle finie, peut-être sera-t-elle juste commencée… les jardins de roses auront encore biens des secrets à montrer, vers Boutaghar et la vallée du M’Goun.

Les taxis de Marrakech

Revue de presse marocaine, c’est écrit dans “Le Soir”, la semaine de Yassine Zizi :

Couleur beurk !
Selon un sondage réalisé par le site Internet www.hotels.com, les taxis marrakchis nuisent pas mal à l’industrie touristique de la ville. Ils ont gagné le prix de la pire “qualité de conduite” loin des “blacks cabs” londoniens (meilleur service de taxi), de ceux de New York et de ceux de Madrid.

Les Marrakchis sont voisins des Moscovites (les moins aimables), les Mexicains (les plus sales) et les Chiliens (les plus arnaqueurs). Bizarre les Chiliens nous battent.

Etrangement, je me suis fait la même réflexion “bizarre qu’il y ait plus arnaqueur que les taxis Marrakchis”. Read More »

Les prix pour touristes au Maroc

Aujourd’hui, abandonnée par Bilal, et à cours de vivres pour le déjeuner, je passe à la boutique toute voisine pour acheter de quoi déjeuner, du riz, des oeufs, du coca (je sais ce n’est pas très diététique, mais bon…). Je prends un billet de 200 dirhams, et j’entre dans la boutique.
Ma voisine est très gentille, ne parle pas un mot de français, et je ne vaux pas mieux en arabe.

Avec le doigt pour pointer, on se comprend très bien, j’ai assez d’arabe pour lui expliquer le riz (kifkif couscous mais blanc), - et je note soigneusement “el rouz”, et puis je la vois additionner sur sa calculette, argh, ça fait 354 dirhams.

Je me demande ce que j’ai pris de si cher, je lui explique que je reviens tout de suite, je lui laisse les 200 dirhams, je repasse prendre de l’argent, et je lui ramène le billet de 200 dirhams supplémentaire, en me disant que quand même, elle charrie de faire des prix pour touristes qui fréquentent le rayon frais du Bon Marché à 19h30, alors que je suis sa voisine. Et elle avait l’air gentille… Read More »