Vous êtes ici : Guide du Maroc »  Lieux et recoins au Maroc »  Haut-Atlas

Le Haut Atlas est la plus variée des chaînes du Maroc

La chaîne la plus haute du Maroc, qui culmine à 4.167 mètres avec le djebel Toubkal est comme une longue frontière de plus de 700 kilomètres entre le climat océanique et subtropical, chaud et plutôt humide, et le climat semi-désertique et continental, qu'on trouve sur les versants sud, à l'est des hauteurs du Toubkal et d'Imilchil.

On y trouve des hauts-plateaux, comme ceux autour du cirque de Jaffar, des vallées riches et heureuses, comme celles des Aït Bouguemez ou la vallée du Dadès, des gorges abruptes comme celles du Ziz ou du Todgha.

Frontière géographique, le Haut-Atlas est aussi une frontière politique. Les cols, les Tizi n'Test, Tizi n'Tichka ou Tizi n'Telouet marquaient la fin du pouvoir central, les dernières provinces où le makhzen pouvait collecter l'impôt. Au sud, dans la vallée de la Neffis ou l'Assif Melloul, dans le territoire des caïds Glaouis, Gondafas, sur les terres des nomades Aït Hadiddou et Aït Atta, c'était le pays insoumis, le bled siba, cette terre de dissidence (puisque c'est la signification de siba) où les structures tribales des berbères dominaient.

Et c'est dans le Haut-Atlas qu'on résista le plus longtemps à la pacification, la dernière bataille a eu lieu pas loin de Tazzarine, dans le djebel Bougafer.

Aujourd'hui, le Haut-Atlas est une terre où les traditions et la culture berbère sont restées particulièrement vivaces. Moussem des Roses à Kelaa M'Gouna, moussem des fiançailles, activité des associations culturelles, comme à Tazzarine ou Goulmima. Dès que l'on s'éloigne des grands axes goudronnés, on peut se retrouver hors du temps, invité sous la tente de nomades ou dans les maisons simples des petits douars. Le pays est une terre d'hospitalité, il peut se parcourir à pied, ou bien en flânant sur les routes et les pistes, de kasbah en kasbah.

A visiter dans le Haut-Atlas :

Les principales villes

Les villes sont petites, la plus importante, Ouarzazate, ne dépasse pas les 20.000 habitants "dans les murs", et les constructions modernes n'ont pas beaucoup de charme. Mais les gros villages, comme Boumalne du Dadès, Tineghir, Asni, Moulay-Brahim, eux, peuvent vous retenir. Flâner dans les petites ruelles, medinas de terre comme à Taourirt, ou maisons de pierre, comme à Moulay Brahim, et profiter des souks où les paysans viennent livrer les produits du marché.

La roses

La vallée des Roses est une longue succession de petits villages berbères. Boutaghar, sa capitale, est comme posé au sommet d'une falaise. Le climat contrasté et sec convient à la fleur importée de Syrie, sans doute au temps des Omeyades. Elle se terre au sein de parcelles et de jardins où l'on vous invitera volontiers. Vous pouvez en toute saison faire un trekking qui vous amènera jusqu'aux pieds du djebel Sagho, ou prendre les pistes de traverses, qui remontent vers les sommets, au Nord.

Télouet

Le nid d'aigle des Glaouis était autrefois le point de passage principal entre Marrakech et Ouarzazate. Il gardait aussi une mine de sel qui, avant les canons et les honneurs politiques, fit la fortune des Glaouis. Une fois la route de Tichka construite, les caravanes purent éviter de payer un fort droit de passage. Télouet continua dans sa splendeur jusqu'à l'indépendance, mais le Glaoui, qui s'était opposé au sultan, fut expulsé. Télouet fut pillé, les marbres précieux, les marquetteries, les tapis, dérobés. Il reste aujourd'hui une énorme bâtisse, dont les grandes salles vides se remplissent de fantômes.

Le M'Goun

Vallée aride et semi-désertique qui suit le cours le plus souvent asséché du M'Goun pour se finir - comme partout dans la région - en gorges étroites, la vallée du M'Goun est surtout connue pour sa capitale, Kelaa, où se tient le moussem des Roses chaque année, au mois de Mai. On y trouve des habitations troglodytes, qui sont utilisées par les nomades pendant la transhumance.

Photos du Haut-Atlas

Figues de barbarie Village berbère dans l'Atlas Oued Ourika Les gorges du Todgha Entre Télouet et Aït Ben Haddou Près d'Agouim Cultures en terrasse dans l'Atlas Au fond du Dadès En route vers Ouarzazate Vers Ouarzazate Fond de vallée du Haut Atlas Fond de vallée Avant Marrakech Collines aux blés Cultures en terrasse A petit pas Surplombant les cultures Survivant Haut Atlas

Carte du Haut-Atlas

Google EarthVoir la carte dans Google Earth
Pour voir cette carte dans Google Earth, et pouvoir profiter des autres contenus, comme les photos, vous devez avoir installé Google Earth sur votre PC. Si ce n'est pas encore fait, vous pouvez obtenir cette application ici

Haut-Atlas : informations pratiques

Se déplacer

Le Haut-Atlas est le royaume de la voiture, et de la marche. Le train s'arrête à Marrakech, les cars de la CTM passent soit par Ouarzazate, soit par Erfoud et Er-Rachidia pour des trajets qui vont de Tanger à Zagora, en passant par Casablanca.

En transport en communs, le grand taxi est roi. Les trajets de ville à ville coûtent, selon les distances, entre 40 et 80 dihrams, certaines liaisons peuvent prendre la journée, avec les "correspondances". Les villages éloignés sont reliés aux goudron par des "taxis-djebel", pick-up 4x4 ou camionnettes surélevées qui font leurs tournées en fonction des jours de souk.

Pour vous déplacer par vos propres moyens, la voiture de tourisme restera limitée aux grands axes, bien que le goudron gagne chaque année (liaison entre Tineghir et Tazzarine - Alnif par le djebel Sagho par exemple), le 4x4 vous permettra d'explorer les recoins de la région, mais les pistes peuvent parfois être difficiles.

Les treks, accompagnés de mules, sont le meilleur moyen d'allier sport et découverte, ils peuvent être organisés pour tous les niveaux, en variant les dénivellés selon l'expérience des participants.

Météo et climat dans le Haut-Atlas

Que ce soit dans la partie ouest et nord, océanique, ou dans la partie sud, semi-désertique, les écarts de températures peuvent être très importants d'un jour à l'autre, ou entre la nuit et le jour. Les grandes gorges, comme le Ziz ou le Todgha, ont peu de soleil direct, et sont donc agréablement fraîches l'été. Les pluies sont irrégulières, les orages peuvent être violents et destructeurs (comme cela a été le cas, il y a deux ans, quand les gorges du Todgha ont été coupées pendant plusieurs jours), la neige est fréquente l'hiver, et souvent précoce. Mais le printemps est tout aussi précoce, et les amandiers sont en fleurs dès le mois de février !