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Vacances à Marrakech

Des vacances à Marrakech, c'est à la fois la découverte des richesses culturelles marocaines, la garantie du soleil, et le plaisir de profiter d'une ville ouverte sur le monde, internationalisée. On peut vivre à Marrakech comme un Européen, beaucoup le font d'ailleurs, on peut aussi encore se perdre dans la medina.

A côté des nombreux musées, et des ombrages des jardins, Marrakech offre de nombreuses possibilités de shopping, et la nuit peut être une vraie fête. La ville est aux pieds de l'atlas, et on peut en peut de temps aller profiter de la vallée de l'Ourika, ou rejoindre le désert.

L'histoire de Marrakech

La ville ocre, la ville rouge a été fondée il y a près de mille ans, en 1062 exactement, par l’almoravides Abou Bakr, qui en bâtit le premier palais et la première mosquée, près d’une source au pied de la colline du Guéliz. C’est le début d’une histoire pleine de rebondissements d’une ville qui sera plusieurs fois capitale, plusieurs fois abandonnée, restaurée, redynamisée.

Elle est Marrakouch, le pays des fils du Kouch, autrement dit le domaine des guerriers noirs Africains venus de Mauritanie soutenir les souverains almoravides. Elle est la plus berbère et la plus africaine des cités impériales, la plus cosmopolite aussi, et pendant longtemps la plus riche. Dans ses pierres on trouve mille ans d’histoire, des restes des premières splendeurs almoravides (comme le Minbar de la Koutoubia) à l’architecture rectiligne et moderne de la villa Majorelle.

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Rappelé aux frontières, Abou Bakr confie sa nouvelle cité à son cousin, Youssef Ben Tachfine. Le sultan embellit sa ville grâce aux butins des conquêtes, et notamment les richesses ramenées d’Espagne par les sultans andalous. Il meurt presque centenaire en 1066 et son fils, Ali Ben Youssef Ben Tachfine continue son œuvre. Mais des merveilles de la capitale d’un état qui s’étendait de l’Atlantique au Tafilalet et jusqu’à Alger ne reste presque rien, quelques murailles, la koubba el-Ba’Adyine. En effet, les almohades, sous la conduite d’Abd El Moumen la détruisent totalement en 1147. Une fois les almoravides renversés, il reconstruisent la ville, essentiellement avec des artisans andalous. De cette époque datent des monuments comme la Koutoubia, des jardins comme ceux de l’Agdal et de la Menara.

A la chute de cette dynastie, en 1269, Marrakech est abandonnée au profit de Fès, pour trois siècles troublés. Les Saadiens, qui la rétablissent comme capitale, avaient trouvé en 1522 une ville dépeuplée par la famine, appauvrie, en ruines.

Nouvelles reconstructions, nouvel essor, en partie grâce à l’or des Portugais, après leur défaite à la bataille des Trois Rois (4 août 1578), mais surtout l’or d’Afrique, ramené de Tombouctou par les grandes caravanes sahariennes. A la fin du XVI° siècle, Marrakech atteint son apogée, avec plus de 60.000 habitants, un important mellah, et l’affluence des Européens, diplomates et commerçants.

Mais les Saadiens perdent le pouvoir, Marrakech son statut de capitale au profit de Fès, et les luttes intestines, l’insécurité montante font replonger Marrakech dans l’obscurité. Moulay Ismaïl s’attache à détruire toute trace de la dynastie précédente. C’est ainsi que les tombeaux Saadiens sont emmurés, et ne seront retrouvés que par hasard, à l’occasion d’un survol en avion, au début du XX° siècle. A la fin du XVIII° Mohammed III restaure à nouveau la ville, replante les jardins.

Sous le protectorat, l’insoumission gagne Marrakech qui devient un point d’appui des Sahariens en dissidence, comme par exemple, El Hiba. Le protectorat développe d’autres villes, mais s’appuie aussi sur les derniers pachas du Maroc, les Glaouis, qui durent définitivement quitter Marrakech après l’indépendance. La ville nouvelle est construite.

Photos de Marrakech

Les murailles de Marrakech La porte du tombeau La Koutoubia Le dôme de la Koutoubia La Koutoubia Au pied de la Koutoubia La Koutoubia La Koutoubia La Koutoubia de nuit La Koutoubia, de nuit Place Jemaa Fna Les chanteurs La porte ensoleillée Cour de marbre La porte de la fontaine Les jardins intérieurs La porte du Feu Echappée vers le ciel L'octogone La porte aux reflets La porte aux arbres La porte aux femmes La porte aux zeliges La porte ouvragée Facade intérieure Facade intérieure Enfilade Vision de vision La chanbre de l'étudiant Le portail En jaune et bleu Heurtoir Cuivre martelé Garde d'honneur Pots, tagines, .... Le marchand de poteries La porte au palmier Tombeaux saadiens La porte de cèdre

A visiter à Marrakech : les incontournables

La Koutoubia

le minaret de la Koutoubia

Le Minaret de la Koutoubia

La Koutoubia, dont le minaret de 77 mètres est visible a des kilomètres, a été construite par les Almohades à la fin du XII° siècle, comme ses jumelles, la Tour Hassan à Rabat et la Giralda à Séville. Exemple classique d’architecture hispano-mauresque, elle est coiffée de quatre boules dorées de taille décroissante, qui symboliseraient le soleil, la lune et les étoiles. Ses pierres roses sont sobrement décorées de motifs floraux andalous. Elle tire son nom d’un ancien marché aux libre (Koutoub) qui se tenait à ses pieds, et a aujourd’hui disparu. On voit aux pieds de la Koutoubia les traces d’une ancienne mosquée, détruite parce que son orientation vers la Mecque était erronée, ainsi qu’une koubba blanche, le tombeau de Lalla Zohra, fille d’un esclave libéré, dont la légende dit qu’elle était femme le jour et colombe la nuit. Comme quasiment tous les monuments religieux, la mosquée et la medersa (école coranique) sont interdites aux non musulmans..

La place Jemaa Fna

La place Jemaa Fna, de formes irrégulière, est classée patrimoine immatériel de l’Humanité par l’Unesco. Autrefois lieu des exécutions en place publique, elle est le point de rendez-vous de tous les petits marchands, diseurs de bonne aventure, charmeurs de serpents, musiciens, chanteurs, acrobates, poseurs de henné, gnaouas, marchands d’eau, montreurs de singe du Maroc. On y trouve de nombreux vendeurs de jus d’orange, des étals où l’on peut manger des grillades, des escargots, mais toute cette effervescence n’est pas artificielle, où réservée aux seuls touristes, il suffit pour s’en convaincre de passer devant l’auditoire de deux acteurs dont les blagues lancées dans le plus pur dialecte marocain sont incompréhensibles par tout autre qu’un Marrakchi. Récemment repavée, et interdite aux voiture, la place Jemaa Fna se savoure deux fois, de jour et de nuit. C’est une des entrées de la médina. On peut aussi profiter des terrasses panoramiques de ses différents cafés pour admirer tranquillement le spectacle.

Les murailles

A défaut d’avoir le temps de parcourir la médina, il faut au moins faire le tour des remparts, et admirer les énormes portes, de styles différents, qui servent de repère pour s’orienter dans la médina. Leur épaisseur est le témoin du passé difficile de la ville.

Bab Doukkala s’ouvrait près du territoire des lépreux, on dit que les vantaux de Bab El-Khemis viennent d’Andalousie, Bab ed-Debbagh donne accès au quartier des tanneurs, Bab Aylen, qui arrêta les Almohades en 1129, Bab Aghmat par où passèrent finalement les mêmes Almohades en 1147, après un long siège et une famine, et où se dresse la zaouïa de Sidi Youssef Ben Ali, un des sept saints de Marrakech, Bab Ahmar, la porte rouge, derrière le plus grand cimetière de Marrakech, c’est la porte qui est utilisée par les sultans pour se rendre dans leur palais (quand le roi n’est pas à Marrakech, on peut l’utiliser pour accéder au méchouar (place d’armes) qui jouxte le Dar El-Makhzen, le palais royal, et conduit aux jardins de l’Agdal, Bab Ighli, au fond du grand méchouar, puis Bab Ksiba et Bab er-Rob (la porte aux raisons), une défense almohade qui conduisait à la kasbah fortifiée, et unique point de passage du « jus épaissi de raison » (une sorte de vin cuit) dont Yacoub el-Mansour sohaitait contrôler le traffic, en partie murée elle abrite aujourd’hui un magasin de poteries, Bab ech-Charia, élevée par les Almoravides, puis dans l’alignement de la Menara, Bab el-Jedid, la porte neuve, la très imposante Bab Agnaou, la porte du bélier sans cornes, l’une des plus belles de la kasbah, qui doit son nom aux deux tours qui flanquaient son entrée coudée, pour arrêter les éventuels assaillants, édifiée par Abd el-Moumen en même temps que la Koutoubia, avec des pierres ramenées d’Andalousie ; c’était l’entrée principale de la ville, où était exposées les têtes des condamnés à mort.

On utilise aujourd'hui les noms des portes pour se situer dans la medina, tel riad sera près de Bab Aylen par exemple, ou de Bab Agnaou.